Thierry Tuborg – Stalag

L’unique vidéo du groupe Stalag (Bordeaux 1978-1982), tournée à FR3 Bordeaux le 21 mai 1981.

Quel est le premier groupe punk bordelais ? Stalag très certainement, au moins par l’attitude. Dès le départ, en 1978, le groupe marque son acte de naissance studio par l’enregistrement d’une maquette sous le nom de Royal Flush, nom du vieux flipper Gotlieb qui subissait quotidiennement les assauts de leurs désœuvrements. Un premier témoignage audio est financé par une association d’aide aux jeunes (l’Adama) qu’ils arnaquent d’entrée en leur refilant une fausse adresse de facturation. Une anecdote qui illustre bien leur courte carrière (4 ans) durant laquelle le groupe a dû subir cette réputation sulfureuse, entretenue à grand coup de concerts brouillons (ah ! l’alcool…) et parfois cassant (ah ! les baies vitrées…). Et quand les concerts sont annulés, le groupe emmène tout le monde dans le local de répétition pour réaliser le show. Une attitude punk qui n’empêche pas le groupe de répéter de façon acharnée et professionnelle chaque jour de la semaine.

Quand en 1978, le chanteur de Strychnique, Kick, présente ses potes de Saint-Jean-de-Luz (Richard Brousse et Jean de Rivière) à Thierry Tuborg (à l’époque Thierry Heinenken), il n’imaginait pas avoir créé Stalag. Manquait plus qu’un guitariste. Ce fut d’abord « Chinoi » qui, trop expérimenté pour ces jeunes punks (Thierry Tuborg a 16 ans) laisse rapidement sa place à un étudiant de Bergerac, Vincent Simonacci recruté par une petite annonce laissée chez Bulle, l’incontournable disquaire du coin. Le groupe est au complet pour ses répétitions au presbytère et ses bœufs avec les copains et voisins Strychnine. Le groupe « grand frère » qui ponctue la vie de Stalag puisque c’est Kick qui enregistre la première maquette du groupe et… qui invite Richard Brousse à le rejoindre dans Strychnine pour remplacer leur bassiste Francis Tisné. Un changement vécu comme une trahison, mais qui permet à Raymond Belliard « Beber » (ancien roadie des Standards) d’intégrer Stalag en 1979. En 10 jours, il apprend la basse et le répertoire des Bordelais ! C’est ce line up qui va écumer les salles de la région et donner pendant 3 ans une centaine de concerts dont une trentaine avec la tournée Bordeaux Rock aux côté des Standards, STO et autres inévitables Strychnine).

Dans un article du magazine Best, Michel Embareck écrit : « Stalag c’est aussi bien que The Damned sur disque et aussi fou que les Stooges sur scène ».
Une aventure qui n’arrive pas à se matérialiser par un album, même si le groupe entre en studio pour le single « Date Limite de Vente/Secrets » devenu depuis collector et coté autour de la centaine d’euros. En janvier 1982, c’est le split final. Il faut attendre 30 ans pour enfin découvrir les bandes de l’époque qui, agrémentées du 45 tours sorti en 1981 et de maquettes, permettent de sortir la compilation vinyle « Dernier cri » sur le label parisien Mémoire Neuve.

Aujourd’hui, Raymond Belliard « Beber » est le bassiste de Kick de Strychnine (qui décidément affectionne particulièrement les bassistes successifs de Stalag), et Thierry Tuborg est devenu écrivain (on peut découvrir ses livres, qui tournent souvent autour du rock, par là : editionsrelatives.fr).

Marche ou Crève – Extrait de l’Album : Dernier Cri
Dernier Cri – Extrait de l’Album : Dernier Cri
Date Limite de Vente – Extrait de l’Album : Dernier Cri
Je suis chez moi – Extrait de l’Album : Dernier Cri
Carolus d’Or – Extrait de l’Album : Dernier Cri
Interdit aux moins de 18 ans – Extrait de l’Album : Dernier Cri
Secrets – Extrait de l’Album : Dernier Cri
Les Fusils (live) – Extrait de l’Album : Dernier Cri

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